Calculateur de pourcentages : part, évolution, ajout et retrait

Le calcul d'un pourcentage répond à cinq questions : combien vaut x % d'un montant, que donne une hausse ou une baisse de x %, de combien une valeur a évolué, quelle part l'une représente de l'autre. Ce qui change le plus le résultat : la base sur laquelle le pourcentage s'applique.

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Comment chaque pourcentage se calcule

Un pourcentage est une fraction de cent. Tout part donc d'une base, le montant auquel on rapporte le taux, et d'un taux. Pour prendre x % d'un montant, on multiplie la base par x puis on divise par 100. Pour ajouter x %, on multiplie la base par 1 plus x/100 ; pour retirer x %, par 1 moins x/100.

L'évolution entre deux valeurs suit un autre ordre : on soustrait la valeur de départ à la valeur d'arrivée, on divise cet écart par la valeur de départ, puis on multiplie par 100. Un résultat négatif signale une baisse. La part de l'un dans l'autre se calcule en divisant la valeur partielle par la valeur totale, puis en multipliant par 100.

Dans ces deux derniers cas, le dénominateur compte : c'est la valeur de départ pour une évolution, le total pour une part. Intervertir les deux donne un résultat différent, sans que le calcul paraisse faux.

Ce qui fait varier le résultat

Deux leviers déterminent le résultat : le taux et la base. Le taux agit de façon proportionnelle : doubler le taux double le résultat. La base agit de la même manière, mais c'est elle que l'on oublie le plus souvent de vérifier.

Prenons un article à 200 euros. Ajouter 20 % donne 200 × 1,20, soit 240 euros. Retirer 20 % de ce nouveau prix donne 240 × 0,80, soit 192 euros, et non 200. La seconde opération s'applique à 240 et non à 200 : elle retire donc 48 euros alors que la première en avait ajouté 40.

L'écart est ici de 8 euros, soit 4 % du montant de départ. Plus le taux est élevé, plus il grossit : avec 50 %, on passe de 200 à 300, puis à 150 en retirant 50 %, soit un quart de moins que le départ.

L'erreur d'annuler une hausse par une baisse

Beaucoup de gens pensent qu'une hausse de x % suivie d'une baisse de x % ramène au point de départ. Ce n'est jamais le cas, sauf pour un taux nul. La baisse s'applique à une base plus grande que celle de la hausse, donc elle retire davantage.

Pour annuler une hausse de 25 % sur 100 euros, qui mène à 125 euros, il faut retirer 20 %, pas 25 % : 125 × 0,80 redonne bien 100. Le taux inverse se calcule en divisant x par 100 plus x, ici 25 sur 125.

Le coût est concret. Celui qui majore de 20 % puis accorde 20 % de remise croit revenir à son prix initial, mais finit 4 % en dessous. Sur 5 000 euros, on passe à 6 000, puis à 4 800, soit 200 euros de moins. Ce calcul reste une estimation arithmétique : il ne remplace ni un devis, ni un document contractuel.

Questions fréquentes

Pourquoi +20 % puis -20 % ne ramène-t-il pas au montant de départ ?

Parce que chaque pourcentage s'applique à une base différente. Sur 100 euros, +20 % donne 120. Les -20 % suivants se calculent sur 120 et non sur 100 : ils retirent 24 euros, pas 20. On arrive donc à 96 euros. Mathématiquement, on multiplie par 1,20 puis par 0,80, et ce produit vaut 0,96, pas 1.

Comment retrouver le prix avant une augmentation de 25 % ?

On divise le prix final par 1,25, on ne retire pas 25 %. Si un article coûte 150 euros après une hausse de 25 %, son prix d'origine était 150 divisé par 1,25, soit 120 euros. Retirer 25 % de 150 donnerait 112,50 euros, ce qui est faux, car 25 % se calculait sur 120.

Quelle différence entre pourcentage et points de pourcentage ?

Un point de pourcentage mesure l'écart entre deux taux, le pourcentage mesure l'évolution relative. Passer de 10 % à 12 % représente 2 points de pourcentage, mais une hausse de 20 %, puisque 2 divisé par 10 vaut 0,2. Confondre les deux peut faire sous-estimer ou surestimer fortement une variation.

Comment calculer le pourcentage de baisse entre deux prix ?

On soustrait le prix de départ au prix d'arrivée, on divise par le prix de départ, puis on multiplie par 100. De 80 à 60 euros : moins 20 divisé par 80, soit -25 %. Le sens compte : de 60 à 80 euros, la hausse est de 33,3 %, car la base de calcul est alors 60.